Publié par : endirectdelascandinavie | 24/02/2012

Le développement régional aux îles Féroé

La production agricole de la société paysane était la terre arable. Les bourgades étaient des unités de production et le nombre des habitants correspondait à peu près à la superficie et à la qualité des sols telle que les définissait le chiffre féroïen markatak, qui n’était pas une mesure de surface mais plutôt une mesure de rendement, indiquant en même temps les droits et les devoirs de leurs propriétaires dans le village. C’étaient les grands bourgs qui avaient le plus fort markadal. Ces bourgs étaient à peu près tous de la même grandeur, à l’exception de la capitale Tórshavn, qui n’était pas un bourg agricole, mais une ville commerciale, administrative et de garnison.

La pêche en chaloupe, devenue un nouveau facteur de localisation, fit naître un nouveau type d’habitat et les sites choisis furent les ports naturels où l’on pouvait décharger et charger le poisson et où les chaloupes pouvaient rester à port pendant les six mois d’hiver. La combinaison de la pêche et de l’agriculture à petite échelle était courante et dans les bourgades où il était possible de gagner de noubelles terres arables pour le nombre croissant des agriculteurs-pêcheurs, l’augmentation de la population fut considérable.

Cette évolution s’est poursuivie jusqu’à l’après-guerre avec une différenciation accrue de la peche, mais aussi à cause de la croissance du commerce et des services qui ont été de nouveaux facteurs de localisation. Klaksvík a connu un développement explosif et dans les années 1950, c’était la deuxième agglomération du pays. Les activités urbaines telle que le commerce, les services, les professions libérales et l’administration, sont localisées dans les plus grandes commmunes, notamment dans celles qui ont le plus vaste arrière-pays. En 1990, Tórshavn était la plus grande commune avec 14567 habitants, Klaksvík avec ses 4996 habitants, ne représentait que 34% de Tórshavn. Cette tendance à la centralisation est aussi illustrée par le fait qu’actuellement, 34% de la population des îles Féroé vit à Tórshavn et dans sa banlieue, contre 19% seulement en 1950.

Cette évolution a surtout été néfaste pour les bourgades des petites îles, comme celle des Mykines, l’île la plus occidentale de l’archipel, dont la population de 141 habitants en 1950 s’est réduite à moins de 20 résidents permanents pendant la seconde moitié des années 1960.

La prospérité des petites bourgades, et surtout la survie des plus petits hameaux, est depuis vingt ans un problème politique que l’on qualifie de bygdamenning (développement des bourgades). Des programmes de développement proprement dit de ces villages n’ont jamais été élaborés, mais les petites bourgades situées à la périphérie ont bénéficié de diverses manières d’une sorte de traitement de faveur. Il semble pourtant que cette politique de développement des bourgades ait été abandonnée depuis les années de crise de 1990 à 1995.

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