Publié par : endirectdelascandinavie | 12/02/2012

histoire générale des îles Féroé

Selon les sources écrites de l’histoire la plus ancienne des îles Féroé, l’archipel fut habité par les Vikings au début du IXè siècle et il est possible que ces derniers en aient chassé une population antérieure de moines irlandais. La période pendant laquelle l’archipel fut un État libre ne dura guère que jusqu’au début du XIè siècle, lorsque les Féroé evinrent un district norvégien et que le christianisme y fut introduit. 

 L’unification du Danemark et de la Norvège, en 1380, fit entrer les îles Féroé dans le royaume danois, et en 1814, lorsque les destins du Danemark et de la Norvège se séparèrent à nouveau, les îles Féroé demeurèrent partie intégrante du royaume danois. Deux années plus tard, en 1816, elles reçurent le statut de département, et en 1821 fut nommé le premier préfet pour gouverner l’archipel. La Constitution danoise de 1849 entra aussi vigueur dans les îles Féroé, qui firent ainsi partie intégrante du nouveau régime démocratique, avec une représentation dans les deux chambres du parlement (Rigsdag).

Instaurée dans îles Féroé en 1856, la liberté du commerce a remplacé le monopole commercial royal, qui datait de 1709. Cette mesure marqua un pas décisif dans l’évolution turbulente qui transforma la société agricole féroïenne, en un laps de temps remarquablement court, en une nation de pêcheurs modernes et ouvrit les îles Féroé au monde extérieur. Les bouleversements culturels entraînés par ce développement donnèrent également le branle à un nouveau national, qui commença en 1889, par la création de la société Føringafelag,  dont le modèle était l’association étudiante formée à Copenhague huit ans auparavant par les étudiants féroïens. La Føringafelag considérait que sa mission principale était de protéger la langue féroïenne, soumise à de fortes influences extérieures, et d’amener les Féroïens à l’indépendance économique. Les dirigeants de ce mouvement national furent Rasmus Effersøe (1857-1916) et Jóannes Patursson (1866-1946).

Patursson, qui était membre du Folketing, obtint en 1906 le soutien du gouvernement danois, quand il proposa d’accorder une plus grande autonomie aux îles Féroé, mais cette offre rencontra une large opposition aux Féréo, les Féroïens craignant qu’une autonomie accrue n’implique l’augmentation des impôts. La scission politique née de ce désaccord sur la question nationale se termina par la création de deux partis : le Sambandsparti en 1906 et le Selvstyreparti en 1909. Le premier militait pour le maintien de l’union avec le Danemark, tandis que le second œuvrait pour une plus grande autonomie des îles Féroé. Il fallut attendre la création de la Sociale-Démocratie en 1925 et du Parti du commerce et de l’industrie en 1935, pour que l’éventail politique s’élargisse et que s’établisse un axe gauche-droite dans la politique féroïenne.

La situation des îles Féroé pendant la Seconde Guerre mondiale fut favorable à l’idée d’autonomie, puisque l’occupation allemande, empêchant tout contact avec le Danemark, obligea les îles Féréo à être réellement autonomes et que l’Islande, pays voisin des Féroé, s’était proclamée République pendant la guerre. A l’issue du conflit, l’heure était donc venue pour l’archipel de modifier son ancien statut de département danois. Le gouvernement danois élabora une proposition d’autonomie accrue qui fit l’objet d’un référendum aux îles Féroé le 14 septembre 1946. L’alternative à la solution proposée était l’émancipation du Danemark. Le résultat du référendum fut à peu près nul, 48,7% des voix était en faveur de l’autonomie et 47,2% en faveur de la proposition du gouvernement. Toutefois, pas moins de 4,1% des bulletins de vote s’étant avérés non valables et le taux de participation au scrutin n’ayant été que 66,4%, le destin du pays se trouvait en réalité entre les mains d’un tiers de la population.

La publication du résultat du scrutin donna lieu à un très vif débat les jours suivants et la situation fut chaotique, jusqu’à la dissolution du parlement féroïen par le roi danois le 25 septembre. Le référendum qui suivit fut une victoire pour les partisans du maintien de l’union avec le Danemark et les négociations ultérieures  amenèrent la réglementation d’autonomie actuellement en vigueur, qui date de 1948. Cette dernière reconnaît aux îles Féroé le statut de communauté autonome au sein du royaume danois, elle les autorise à avoir leur propre drapeau et le féroïen comme langue principale. Cependant, la langue danoise continue de jouer un rôle important dans l’archipel et l’enseignement du danois y est privilégié par rapport à celui des autres langues étrangères. Le gouvernement territorial est exercé d’une part par le Lagtinget, une assemblée législative élue par le peuple, de l’autre par le gouvernement national, le gouvernement féroïen pur les affaires spéciales. Les îles Féroé sont en outre représentées au Folketing danois par deux membres élus par le peuple féroïen. Bien que les Féroé aient une politique extérieure commune avec le Danemark, elles n’ont pas suivi le Danemark lorsque ce dernier fut admis au sein de la CEE en 1973.

Dans l’ensemble, l’après-guerre s’est caractérisé par la stabilité politique et l’augmentation de l’aisance, mais depuis les années 1990, les îles Féroé ont subi un déclin économique causé par la disparition du poisson et l’accroissement de leur dette extérieure.

Publicités

Responses

  1. les côtes sont magnifiques,sur le plan géographique,
    mais leur développement est difficile économiquement et politiquement parlant à suivre…


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :