Publié par : endirectdelascandinavie | 29/01/2012

l’exploitation des ressources aux îles Féroé

Les ressources naturelles exploitables par la population pour sa survie ou pour l’exportation sont conditionnées par la situation des îles féoré, au nord de l’océan Atlantique. Dans l’ancienne société paysanne, la production était basée sur la terre et limitée par les difficultés d’accès et la qualité des terres arables. Le passage de l’agriculture à la pêche commença dans les années 1870 avec les slupperi, c’est à dire des chalutiers à deux mâts construits en Grande-Bretagne et surnommés fishning-smacks. Les facilités de la pêche moderne l’ont soumise aux ressources de la mer, qui dictent les possibilités et les limites de l’exploitation du poisson.

jusqu’en 1955, la limite de pêche des îles Féroé était de trois milles maris à partir des côtes. Une série d’extensions successives eurent lieu par la suite jusqu’à l’établissement, en 1977, de la limite de pêche actuelle de 200 milles marins. Cette mesure impliquait des conditions nouvelles de pêche, puisqu’à partir de cette date, les Féroïens disposaient souverainement des ressources de la mer dans les eaux qui baignaient les îles. Cependant, d’autres pays ayant étendu leurs limites de pêche autant qu’eux, les Féroïens se virent interdire leurs zones de pêche traditionnelle au large de Terre-Neuve, du Groenland, de l’Islande, de la mer de Barents et de la mer du Nord. Depuis 1977, des accords bilatéraux entre les pays leur ont permis d’échanger leurs quotas, de façon à pouvoir continuer leur peche traditionnelle. L’échange des quotas est favorisé par le fait que certaines espèces par le fait que certaines espèces pélagiques de poissons, qui se déplacent librement, comme le merlan bleu et le capelan, émigrent sur de grandes distances, il est donc difficile à un seul pays de revendiquer un droit exclusif sur toute une espèce.

Chaque année, 20 à 25 espèces de poissons sont déchargées dans les îles Féroé, mais les poissons principaux, destinés à la consommation, sont la morue, l’aiglefin et le merlan. L’immense majorité des prises de poissos effectuées dans les eaux féroîennes le sont par des pêcheurs locaux. Seul le merlan bleu est surtout exploité par d’autres pays, comme la Russie et la Norvège.

Bien qu’il soit possible de réglementer la pêche dans les eaux des îles Féroé, il faut constater que pendant la période 1975-1990, on a assisté à un surinvestissement de la capacité de la pêche et par conséquent à la pêche intensive de pratiquement toutes les espèces de poissons dans la limite des 200 milles marins. Durant la première moitié des années 1990, toutes les espèces importantes furent décimées par la pêche, ce qui fut l’une des principales raisons de la crise économique, qui a frappé les îles Féroé dans les années 1990. Les prix ayant été simultanément très bas sur le marché mondial, la rentabilité fut très faible ou négative. Les subventions publiques à la pêche ont très fortement contribué à des investissements erronnés et à la pêche intensive. De leur côté, les Féroïens ont essayé différentes réglementations de la pêche. De 1975 à la crise des années 1990, le système centralisé de fixation des prix en vigueur engendrait de très fortes subventions publiques, une aide accrue pour un plus grand nombre de prises, constituant une forte incitation à la surproduction au niveau des prises. Quelques tentatives de régulation techniques, comme celle  de la dimensoin des mailles des filets des chalutiers et la protection périodique de territoires de pêche n’ont eu qu’un faible effet limitatif. Durant les années 1990, on a essayé d’appliquer, pendant une courte période, un système basé sur les quotas individuels transférables, mais ce système n’a pas donné les résultats escomptés, notamment parce que la transférabilité était très limitée. La mesure en vigueur à l’heure actuelle répartir un certain nombre de jours de pêche entre les chalutiers.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :