Publié par : endirectdelascandinavie | 20/11/2011

la prose danoise

Helle Helle, qui compte désormais parmi les principaux prosateurs danois, a débuté avec un roman ponctuel : Eksempel på Livet (Exemple de vie) en 1993, qui consiste en une série de brefs textes en prose entre lesquels des liens sont tendus. Un recueil de nouvelles paru en 1996, Rester (Restes) a confirmé son succès. Des extraits de ce livre, devenu un classique, sont repris dans des sujets d’examen et figurent dans des anthologies.

Le minimalisme d’Helle Helle fait surtout appel à l’implicite. Le récit est au présent, aucune analyse psychologique ne vient guider le lecteur qui n’a jamais d’information sur le passé ou l’enfence de ses personnages. L’auteur emploie volontiers un style indirect qui laisse au lecteur beaucoup d' »espaces vides » à retravailler. Avec son dernier livre, Ned til hundene, en 2008, traduit en français sous le titre de Chienne de vie (publié en 2011 chez le Serpent à Plume), dont l’héroïne est une femme qui a quitté son mari et cherche un bon endroit pour pleurer, Helle Helle a conféré au réalisme danois une nouvelle dimension.

Parmi les écrivains réputés qui pratiquent la philosophie minimaliste se placent Peter Adolphsen, Pablo Henrik Llambias, Simon Fruelund et Katrine Marie Guldager, sans oublier les écrivains plus âgés comme Peter Seeberg, Hans Otto Jørgense et Preben Major Sørensen, des maîtres du genre.

Peter Adolphsen

Peter Adolphsen a débuté en 1996 avec Små Historier (Petites Histoires). Depuis, plusieurs livres ont suivi : Små Historier 2 (Petites Histoires 2) et deux courts romans Brummstein, en 2003 (traduit en français en 2004 sous le titre de Brummstein) et Machine en 2006. Par sa brièveté, Adolphsen essaie de transmettre des impressions concises et riches de sens en supprimant les détails inutiles. Son style à la fois taquin et joueur, reste poussé par un besoin de conscience philosophique. Dans Brummstein et Machine, romans ultracourts, il cultive et développe le style minimaliste et les touches philosophiques qu’il expérimentait dans le laboratoire de concision qu’étaient les Petites Histoires. Dans ses deux derniers ouvrages, en million historier (un million d’histoire) en 2007 et Katalognien – en versroman (La Catalogne, roman en vers) en 2009, Adolphsen se lance dans des expériences stylistiques encore plus radicales en y joignant, cette fois, quelques passages comiques.

Alors que Peter Adolphsen et Helle Helle adoptent le genre minimaliste, Pia Juul, Ida Jessen, Jens Blendstrup, Jeppe Brixvold, Jesper Wung Sung, Naja Marie Aidt, Kim Blæsbjerg et Jan Sonnergaard oeuvrent dans maintes directions différentes.

Pourtant, leurs nouvelles ont un trait commun : si leur programme proprement dit ne comporte pas de problèmes à débattre, chacun éclaire à sa façon la distance qui sépare l’existence individuelle d’une société devenue de plus en plus hostile.

En peignant des êtres humains dans des situations extrêmes, Ida Jessen s’apparente à Helle Helle en exposant la vie quotidienne, ses lapsus et ses mensonges. Ses romans ont remporté de grnads succès tant auprès des lecteurs que de la critique.

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