Publié par : endirectdelascandinavie | 17/11/2011

le théâtre danois

Ecrire pour le théâtre est fréquemment considéré comme secondaire dans l’oeuvre proprement dite d’un écrivain, le drame étant une sorte de produit semi-fabriqué. Mais au Danemark, au cours de ces deux dernières décennies, le drame est devenu le genre littéraire principal.

La percée des génération des dramaturges danois, qui date des années 1990, est en passe de devenir légendaire. On parle du « boom des années 1990 dans la nouvelle dramaturgie danoise », « de la percée d’un modernisme tardif » quand ce n’est pas d’un « nouvel Âge d’or » de la dramaturgie. Les écrivains qui ont percé pendant les années 1990 et qui marquent toujours fortement le théâtre danois ne ressemblent en rien, si l’on en juge d’après les oeuvres de Line Knutzon, Jokum Rohde, Astrid Saalbach, Peter Asmussen, Morti Vizki et Nikoline Werdelin sont très différentes les unes des autres.

La dramaturge Line Knutzon est l’une des plus centrales et originales de sa génération. Elle a de nombreux points communs avec les dramaturges de l’absurde, les peintres surréalistes et naïvistes. Ses personnages sont souvent de jeunes perdants, des marginaux et des laissés pour compte, mais les perdants de Knutzon maîtrisent admirablement le danois, et leurs répliques multiplient les métaphores innovantes. Dans ses dernières pièces, les jeux et les images linguistiques, moins nombreuses, sont décalés au profit d’un jeu avec réalités, l’espace et le temps.

Avec ses meilleures pièces, Peter Asmussen compte parmi les plus originaux des nouveaux dramaturges danois. Il a reçu en 2010 un « Prix Reumert de l’année » pour Ingen møder nogen (Nul ne rencontre personne), une pièce donnée à Husets Teater.

Morti Vizki, auteur en quatorze ans de treize pièces radiophoniques et huit pièces de théâtre, le dramaturge de sa génération qui a transgressé le plus de frontières, est en même temps le plus difficile. Mais dans toute sa complexité, son oeuvre pointe très précisément le conflit autour duquel gravitent la plupart des dramaturges de son époque : l’attraction de l’illimité et l’impossibilité de l’atteindre.

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