Publié par : endirectdelascandinavie | 22/09/2011

CoBrA

Ces cinq lettres sont l’acronyme de « Copenhague, Bruxelles, Amsterdam », du nom des villes de résidence de la plupart des membres fondateurs.

Cobra, aussi nommé l’Internationale des Artistes Expérimentaux (IAE) est un mouvement artistique, créé à Paris le 8 novembre 1948 au café de l’hôtel Notre-Dame par le poète Joseph Noiret et les peintres Karel Appel, Constant, Corneille, Christian Dotremont et Asger Jorn, en réaction à la querelle entre l’abstraction et la figuration. Ce mouvement publia la revue Cobra (1948-1951) avant de se dissoudre en 1951.

Les membres du mouvement COBRA répudièrent la culture rationaliste occidentale, dont la décomposition est devenue évidente, selon eux, au cours de la seconde guerre mondiale. Souhaitant s’abreuver aux sources premières de la création, ils allèrent chercher leur modèle auprès de formes artistiques, qui n’étaient pas encore contaminées par les normes et les conventions de l’occident, comme les totems et les signes magiques des cultures primitives, la calligraphie orientale, l’art préhistorique et médiéval. Pour eux, l’écriture était par ailleurs l’expression la plus directe du psychisme de l’individu.

En fait, les membres du mouvement COBRA militaient en faveur d’une régression consciente, d’un retour aux images archétypiques, qui demeuraient enfouies au fond du subconscient L’expressionnisme, qui apparaît immédiatement après la guerre, se situait dans le droit fil du surréalisme, contre lequel il représentait dans une certaine mesure une réaction. Le surréalisme, qui prônait l’exploration du subconscient, se répandit comme une tache d’huile dans le monde entier au cours des années 1930, et contribua à grossir considérablement le répertoire des thèmes mis à disposition des artistes. La génération d’après guerre, en approfondissement le sujet, retrouva des strates mythiques et collectives de ce monde secret. Ses représentants substituaient alors à l’automatisme, utilisé par les surréalistes comme moyen de révéler le subconscient, la spontanéité.

Le mouvement se dissout dès 1951 à cause, d’une part, de dissensions et de rivalités, et d’autre part de la maladie des deux promoteurs, Asger Jorn et Christian Dotremont. Cependant, Christian Dotremont, animateur, théoricien, commentateur et secrétaire général du mouvement durant ses trois années d’existence, est resté pour les membres du goupes un lien entre eux. Ses idées ont influencé l’Internationale situationniste.

le musée CoBrA pour l'art moderne à Amstelveen

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :