Publié par : endirectdelascandinavie | 15/09/2011

Carl Nielsen, le plus grand compositeur danois

Aujourd’hui, j’inaugure une nouvelle catégorie : les Danois célèbres. Et comment mieux commencer qu’avec le compositeur danois le plus connu. Sa renommée est très bien établie au Danemark, mais est toutefois sans commune mesure sur le plan international avec celle des compositeurs scandinaves Edvard Grieg et Jean Sibelius.Carl Nielsen en 1910.

Carl August Nielsen est né le 9 juin 1865 près d’Odense, sur l’île de Fionie et est mort le 3 octobre 1931 à Copenhague. Il a vécu les deux dernières années de son enfance dans une chaumière, au numéro 42 de la route d’Odense, à Faaborg, où ses parents vécurent jusqu’en 1891. Cette maison est devenue un musée. Il est issu d’une famille nombreuse et très modeste. Son père était ouvrier peintre en bâtiment et était très apprécié aussi comme musicien du village. Il apprit à jouer du violon à ses enfants. En 1879, à l’âge de 14 ans, Carl quitte sa famille pour occuper une place de cornettiste dans l’orchestre militaire d’Odense, où il va rester 4 ans avant de rejoindre Copenhague pour suivre une formation musicale.

Carl Nielsen a écrit six symphonies, dont les trois dernières sont d’une puissance expressive remarquable. Les adagios de la quatrième et de la sixième évoquent ceux des futures symphonies de Dmitri Chostakovitch et comptent parmi les plus émouvants du XXè siècle. La violence, l’humour noir du dernier mouvement de la quatrième symphonie ou du premier mouvement de la cinquième se retrouveront aussi dans les productions de l’école russo-soviétique. Egalement violiniste virtuose, Carl Nielsen a aussi écrit un remarquable concerto pour cet instrument, une oeuvre redécouverte par Yehudi Menubin. Il a également écrit des ballets, des opéras et des lieber.

Le langage harmonique de Nielsen ne s’enrichit pas d’une inspiration populaire, et sa musique n’est pas à l’écoute de la nature. Il se considérait comme un héritier du classicisme et de Johannes Brahms, dont il appréciait la rigueur dans la construction et l’absence de sentimentalisme. On peut reconnaître toutefois dans ses trois premières symphonies, écrites entre 1914 et 1925, l’écho de l’angoisse et des déchirements de son temps. Quand au deuxième mouvement de la dernière symphonie, il reflète le scepticisme de Nielsen vis-à-vis des nouveaux courants musicaux de son époque. Le triptyque que forment ces trois chefs-d’oeuvre soutient la comparaison, du point de vue de l’unité spirituelle et de l’homogénéité de l’inspiration, avec ces monuments de la musique symphonique que le sont les symphonies numéros 4, 5 et 6 de piotr Ilitch Tchaïkovski.

Il a également composé l’hymne national du Danemark « det er et yndMaintenant, je vous laisse apprécier et je vous encourage vivement à écouter sa musique.

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